Bachata

La Bachata est une danse folklorique dont le terme Bachata tiens son origine africaine qui a le sens de «fête populaire». À Cuba à partir de 1920 le mot désignait une réunion sociale festive ou une fête. Au début des années 1960, en Républicaine dominicaine, certains situent la véritable naissance de la bachata. C’est alors une musique romantique que certains latinos qualifient de «para beber», pour boire en écoutant les paroles, et non «papa bailar», pour danser et faire la fête.

La bachata a un côté nostalgique qui évoque la misère des classes opprimées par la dictature, raison pour laquelle elle est jugée vulgaire par les classes dominantes et peu diffusée à la radio. Le mot «bachatero» est même utilisé pour désigner les mauvais musiciens! Tout en continuant de parler des milieux défavorisés et de la perte de la femme aimée, le rythme et les mélodies de la bachata évoluent et s’enrichissent.

En 1982, Luis Segura enregistre Pena, un grand succès qui séduit même les gens plus éduqués de la classe dominante. Juan Luis Guerra et Victor Victor lui donnent un caractère plus moderne et plus urbain durant les années 1990. Cela coïncide avec l’accroissement du tourisme en République dominicaine, ce qui permet à la bachata d’acquérir une popularité internationale et même de devenir un symbole de la République dominicaine. Comme d’autres musiques, la bachata a subi différentes influences : le boléro de Cuba, la salsa, le son, la guajira, le merengue, le cha-cha-cha et même le tango. Elle se joue à trois ou quatre guitares, avec de la basse et une variété de percussions : bongo, maracas, guiro.